Fin.
Croisée des chemins ou page qui se tourne, chapitre qui se clôt...C'est la fin de quelque chose.C'est la perte de quelque chose.Et ça me rappelle une sale période... de sales émotions...
Néant qui me guette.
Chagrin qui menace de revenir , intense...
Tout me triste et me liquéfie, je reconnais bien là cette humeur...
Je pense à ma fille pour tout un tas de petits détails futiles qui rallument la peine.Son mug, les boucles d'oreilles offertes au dernier Noël,sa photo...l'anniversaire de son amie d'enfance,
Je ne suis plus tenue debout par le travail, le chagrin s'impose.Il s'immisce dans toutes les failles temporelles laissées ouvertes par ce temps de vacance...
J'ai beau savoir que ça va être dur à vivre cette période incertaine, le creux de vague me surprend par son intensité et le non-sens redevient géant.
Tendre le dos, pleurer un bon coup sans retenir ces larmes qui me surprennent...Je ne suis pas une pleureuse...
Non, je n'aurai pas à "faire le deuil "de ma vie professionnelle... le deuil c'est uniquement après la mort...mais je dois c'est vrai ,faire face à des pertes...et composer avec et ça s'accroche aux autres pertes subies dans mon existence...
Je perds la vie sociale donnée si facilement par le boulot et les collègues, il va falloir reconstruire volontairement un tissu social , entretenir des relations...Je soupirerais bien de lassitude anticipée...
Je perds l'ossature quotidienne des horaires imposés et je me retrouve devant une vie sans rythme et sans repères.. Me lever, pour quoi faire désormais?
Le sens de ma vie d’après est totalement à remanier et ça demande de l'énergie , que je n'ai pas actuellement.
C'est la fin d'une séquence longue et intense de ma vie.Je n'en suis pas encore à me dire que c'est le début d'autre chose, me projeter est toujours compliqué...J'ai perdu la facilité à me projeter dans l'avenir...
Cet avenir sans Elle, où elle manque ...
Ce présent où Elle manque, où son absence est en creux dans tous les bons moments...
Son absence au mariage de samedi...une photo de famille sans Elle,les petits-enfants que je n’aurai pas issus d'elle...
Si j'y pense et quand j'y pense TOUT peut me faire penser à Emmanuelle, sauf que d'habitude il y a de la vie qui pulse et m'emporte malgré tout et là... gros creux de vague, tout est triste...Je suis triste.
Fin .