Rien.
A quoi bon équeuter ces haricots...à quoi ça sert finalement...Et la pensée ménagère se met en route:
Rien ne sert à rien, c'est la taraudante devise/certitude qui s'invite dans mes pensées...avec en toile de fond la question du pourquoi, pourquoi c'est important d'aller voir une dernière fois un vieux tonton qui s'étiole entre cancer de la prostate et démence à corps de Lewy...
Qu'est ce qui nous pousse à rendre cette dernière visite à ceux qu'on aime...même si on ne croit en rien, même si la mort est la destination finale , que celui qui finit sa vie ça ne change rien pour lui... et pour moi, ça change quoi, ça changera quoi...J'arrive même pas à formuler correctement la question...
Autant je comprends pour les aimés essentiels du premier cercle... il y a comme une nécessité qui s'impose...au delà du choix, de la volonté...de la raison...
S'il n'y a rien après à quoi ça sert...
A quoi ça sert de vivre...
Pourquoi la mort...
Pourquoi Elle...
Quel sens...
Ce ne sont pas vraiment des questions, il n'y a pas de point d'?
C'est du non-sens ou de l'absence de sens...insensé ou a-sensé...a, préfixe privatif que je commence à connaitre bien... que tout endeuillé apprend ...privé qu'il est de tout un peu ou de tout tout le temps...